Comptes rendus 2026

La PORCELAINORUM  -  CN Vassivière    30 - 31 mai 2026

 

 

 

4 NEPTUNE présents à Vassivière

 

 

1 an qu’on entend parler de cette régate à Vassivière, toujours sur place, pour nous le bon plan c’est de passer la semaine sur place, profiter du Lac c’est quand même beaucoup plus sympa qu’un aller/retour vers Strasbourg.

La semaine sera passée très vite, entre les raids sur le Lac et les apéros chez les locaux, on n’a même pas eu le temps de s’ennuyer.

Un vendredi passé sous le signe des emmerdes, on se retrouve à coucher Stelu en bout de ponton, Merci à l’équipage de Toupideck pour ton aide. Enfin on arrive à sortir pour que ce soit le chariot de GV qui nous enquiquine. Bilan 2 ronds dans l’eau et 2h de réparation.

Samedi, 3 courses.

1ère course, un très bon départ qui nous ramène dans le bon troupeau à la bouée au vent… on envoie le spi et là, le lance tangon qui reste coincé, pas de détail sur l’ânerie réalisée mais conséquence énorme, car obligé de regréer la bordure de GV sur le bord de portant…

2ème course, un départ moyen, toutefois moins pire que ce qu’on a déjà pu faire, on va presque croire qu’il y a du progrès. On se retrouve assez vite à la lutte avec un autre Neptune « Microbe », très belle rencontre Tug et Zaza, au plaisir de vous retrouver.

3ème course, on s’enflamme un peu, au point de se retrouver au vent d’un proto sur la ligne, autant dire que ça râle un peu, sans frais, un rappel général bienvenue nous sauvera les fesses. Sur le 2ème départ, nous serons à la lutte constante avec Microbe.

 

Cette première journée de Porcelainorum sera ponctuée par un excellent repas dans une superbe ambiance. Convivialités, rires et camaraderies sont au rendez-vous, la verveine de Rolland également, et pour le coup je crois que c’est la seule chose qu’on aura consommé avec modération.

Dimanche, 3 courses.

Une météo un peu plus fraiche nous fait changer de décor, pourtant toujours aussi beau ce lac. On prend les mêmes et on recommence, une régate dans la régate se joue entre Microbe et nous, tantôt a l’avantage de l’un, tantôt de l’autre. L’ecir et Galopin, sont beaucoup trop loin pour nous, en même temps ça va nous obliger à progresser…

Nous nous tiendrons d’ailleurs à 2 points d’écart au classement final.

Bilan : une régate compliquée mais superbe de notre côté. Aussi compliqué et relevé sur l’eau que conviviale et chaleureuse à terre. Nous repartirons avec que de bons souvenirs en Alsace.

 

Encore un grand merci au CNV et tous ses membres pour l’Accueil, Michel (Le Cyric) et Nicolas (Iguacu) nous aurons manqué sur l’eau, j’espère d’ailleurs vous retrouver l’an prochain

Christophe ALMASSY


Régate de la Porcelaine  -  CN Vassivière     23 - 25 mai 2026

 

Un NEPTUNE sur la deuxième marche du podium !

 

 

Superbe découverte l’an dernier, nous avons programmé cette régate sur notre calendrier 2026. Un lac magnifique, un cadre somptueux et un club aux petits soins. Départ pour nous le vendredi… c’est joli mais loin, 9hrs de route pour arriver sur place. Ça va nous permettre de mettre Stelu à l’eau dès le vendredi… en attendant Seb et Val d’Annecy en fin d’aprèm et Pierre et Bruno de l'ACAL en début de soirée. Lauralann II arrive avec un camion sur 3 pattes, grosse fumée noire à 2km de Vassivière, ça trottera dans la tête de Bruno tout le week-end.

 

 

Samedi.

La course du jour, le Raid sera retardée faute de vent et même écourtée. Toujours aussi beau cet endroit et toujours aussi capricieux, quelques erreurs qui coûtent cher en place mais bon tellement bien cet endroit que ça passe au second plan. Barbeuc le Soir avec la fameuse verveine de Rolland, avec modération. Ça respire la joie et le plaisir de se retrouver… Le savoir accueillir du club.

Dimanche. 2ème jour, 4 courses.

2 courses le matin nous donnent le tempo de la journée, des départs qui s’améliorent, en total opposition avec ce que l’on fait ensuite. Les locaux disent, ce n’est pas le meilleur qui gagne à Vassivière, c’est celui qui fait le moins d’erreurs… CQFD : Celui qui en fait le plus ramasse les bouées.

Un retour a terre pour le déjeuner, déjà surpris l’an dernier, je trouve ce rituel assez amusant.

Les 2 courses de l’après-midi sont sur la même lignée, des départs corrects, pour le reste on évitera de commenter. A noter que le Stelumach marche bien, les erreurs sont plutôt du coté de l’équipage, nous apprenons et à Vassivière la moindre erreur coute cher.

Lundi. 3ème jour, pas de course.

Faute de vent, le comité de course sonne la fin de la 72ème régate de la porcelaine.

Le balai des sorties d’eau se met en place, un petit coup de main à Pierre et Bruno, avec leur camion sur 3 pattes, on ne va pas jouer. Nous attèlerons Lauralann sur notre camion les 20 premiers Km de route, pour voir si le camion de Bruno tient la route pour rentrer et passer les premières difficultés sans trop le faire forcer. Changement de tracteur pour Lauralann que nous suivrons encore quelques kilomètres pour nous assurer que tout va bien (ou presque) et un aurevoir chaleureux avant de les laisser prendre la route et pour nous de retourner vers notre Neptune. Ils rentreront sans encombre, en prenant beaucoup plus de temps car, ne parvenant pas à dépasser les 55km/h dans les montées, ils ont choisi les nationales pour faire le trajet.

Merci a tout ceux qui sont venus aux nouvelles sur leur retour en Alsace, cela nous touche

Merci au CNV, Régis, Jean-Louis, Rolland etc… pour cet accueil et ce n’est pas finit

Prochaine régate pour Pierre et Bruno : fin de mai à l’ACAL, pensez à vous inscrire les copains.

Prochaine régate pour nous : 30ème Porcelainorum à Vassivière

Christophe ALMASSY


Championnat de France  - GPEN     13 - 16 mai 2026

 

 

IZNOGOUD échoue au pied du podium !

 

 

Du 13 au 16 mai, la baie de Crozon-Morgat a accueilli le championnat de France dans le cadre du prestigieux Grand Prix de l'École Navale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette édition a immédiatement donné le ton : engagée, sportive et particulièrement intense dès les premières manches.

Avant même de parler de régate, il faut souligner la qualité de l’accueil réservé aux concurrents. Malgré des prévisions météo particulièrement inquiétantes, toute l’équipe du GPEN ainsi que le club de Crozon-Morgat ont assuré une organisation irréprochable. La mise à l’eau a été parfaitement orchestrée, fluide et efficace, avec un accueil chaleureux comme les équipages aiment en trouver sur ce type d’événement majeur.

Au départ, l’organisation souhaitait séparer les séries avec deux départs distincts : un pour les R1, R2 et L, et un autre pour les séries A et B. Finalement, après échange avec les concurrents, la décision a été prise d’envoyer toute la flotte sur un seul parcours avec un départ commun. Une configuration qui allait rendre les débats encore plus spectaculaires dans des conditions déjà extrêmement musclées.

Car cette première journée restera clairement comme l’une des plus physiques de ces dernières saisons. Les prévisions annonçaient déjà entre 18 et 25 nœuds accompagnés de fortes précipitations. Mais sur l’eau, la réalité sera encore plus brutale. Rafales violentes, pluie battante… et même de la grêle viendront accompagner les équipages. La capitainerie du port annoncera finalement des rafales dépassant les 30 nœuds, offrant un terrain de jeu particulièrement exigeant pour l’ensemble de la flotte.

Dans ces conditions très engagées, les protos des catégories R1, R2 et L ont immédiatement montré leur potentiel. KUMPALKA et HURLE-VENT vont se livrer un superbe duel dès les premières manches, terminant respectivement 1-2 et 2-1, imposant leur rythme au classement général des prototypes.
PANGOLIN sera le premier malheureux, il casse son mât suite à une rupture d’axe de ridoir. BRISKA lui va reprendre ses marques après un longue absence.

Mais derrière eux, un bateau de série A va créer la surprise et impressionner tout le monde sur l’eau : un Express 600 particulièrement véloce dans la brise. Extrêmement performant tout au long du championnat, il remporte les deux premières courses au classement temps compensé et en temps réel, démontrant une maîtrise remarquable dans ces conditions très compliquées.

Chez les micros, NEREID signe également une très belle entrée en matière. Le Bobsail réussit à accrocher une superbe deuxième puis quatrième place, preuve d’une excellente gestion du bateau dans cette mer difficile et sous des rafales parfois impressionnantes.

De son côté, IZNOGOUD limite très bien géré cette première journée particulièrement piégeuse en allant chercher des places de 4 puis 3, restant pleinement dans le match malgré des conditions où la moindre erreur pouvait coûter très cher.

Il faut également saluer la présence des micros sur l’eau durant cette première journée dantesque. GO FAST, SEBOLAVY et SOMNIUM ont courageusement pris le départ et affronté ces conditions extrêmes avec beaucoup d’engagement. À l’inverse, VAGHERRA et IDEFIX ont préféré rester raisonnablement au port, estimant que les conditions étaient devenues trop violentes pour naviguer sereinement. Une décision sage au regard de la météo du jour et des rafales enregistrées sur zone.

 

Cette première journée aura en tout cas parfaitement lancé ce championnat de France version GPEN : du vent, de l’engagement, des écarts très serrés et déjà quelques performances marquantes qui annonçaient une suite de championnat passionnante.

Pour conclure cette première journée particulièrement éprouvante, tous les concurrents auront apprécié un moment de réconfort bien mérité autour d’un excellent rougail saucisse. Après plusieurs heures passées à lutter dans plus de 30 nœuds, sous la pluie et même la grêle, l’ambiance à terre retrouvait rapidement ce qui fait aussi le charme de ces grands championnats : convivialité, bonne humeur et longues discussions de ponton autour des exploits et des frayeurs de la journée.

Après une nuit réparatrice, la flotte retrouvait dès le lendemain des conditions encore très soutenues. Le deuxième jour allait de nouveau se courir dans du vent fort, avec 15 à 25 nœuds dans les rafales. Des conditions toujours physiques qui allaient continuer à mettre les équipages et le matériel à rude épreuve.

Chez les R1 et R2, la bataille entre HURLE-VENT et KUMPALKA promettait encore d’être somptueuse. KUMPALKA réalise d’ailleurs un très bon début de journée en terminant deux fois deuxième, restant parfaitement au contact au classement général. Mais dans la troisième course, le sort va malheureusement s’acharner sur l’équipage. Une barre de flèche casse en navigation. Heureusement, grâce à une réaction extrêmement rapide et lucide de l’équipage, le pire sera évité. En s’apercevant immédiatement de l’avarie, ils affalent sans attendre et réussissent à sauver le mât in extremis. Une très belle démonstration de maîtrise et d’expérience dans des conditions où tout peut basculer en quelques secondes.

Cette casse va néanmoins mettre fin à leur championnat et ne laisser plus que deux protos réellement en lice pour le titre.

Dans ce contexte, HURLE-VENT continue son impressionnante démonstration de vitesse et de régularité. Le bateau remporte trois des quatre courses de la journée, imposant un rythme infernal à toute la flotte. Mais la quatrième manche voit le retour remarqué de BRISKA, qui signe une très belle victoire et revient fort dans la compétition.

Dans les séries A et B, l’Express 600 poursuit quant à lui un véritable sans-faute. Intenable dans ces conditions de vent soutenu, il termine cette deuxième journée avec six victoires en six courses disputées. Une domination impressionnante qui marque tous les concurrents présents sur l’eau.

Derrière, NEREID reste solidement au contact. Grâce à trois nouvelles places de deuxième, le Bobsail consolide une confortable avance au classement général des micros à l’issue de cette journée particulièrement intense.

 

À noter également la très belle performance de Go Fast, qui va chercher une superbe troisième place lors de la quatrième course, récompensant un engagement constant dans des conditions loin d’être simples.

Mais cette cinquième manche sera aussi marquée par un incident particulièrement marquant pour toute la flotte. Sous spi, IDEFIX part à l’abatée et se couche violemment. Malheureusement, ni la porte ni le capot n’étaient fermés. Le bateau commence alors rapidement à se remplir d’eau. Malgré l’intervention rapide des sécurités présentes sur l’eau, il sera impossible de redresser le micro.

La SNSM devra finalement intervenir. Lors de la tentative de remorquage par la dérive, celle-ci casse malheureusement sous les efforts. Le bateau sera ensuite ramené coque retournée jusqu’au port, dans des conditions très délicates et avec tous les risques que cela comporte. Le mât finira par casser, les voiles seront lourdement endommagées, et c’est avec énormément de tristesse que tous les concurrents verront rentrer IDEFIX au port, retourné, laissant seulement une trentaine de centimètres de coque émerger au-dessus de l’eau.

Cet accident rappelle avec force une règle essentielle de sécurité en micro : Neptune ou pas, quelles que soient les conditions ou le bateau, nous devons tous naviguer capot fermé. Une leçon dure, mais précieuse, que chacun retiendra à l’issue de cette journée particulièrement engagée.

La soirée permettra heureusement à tout le monde de relâcher un peu la pression. Autour d’un plat de spaghetti bolognaise, les équipages retrouveront l’ambiance chaleureuse propre aux championnats : refaire les manches, commenter les choix tactiques, raconter les surfs, les frayeurs et, bien sûr, refaire le monde jusqu’au bout de la nuit.

 

Pour cette dernière journée de championnat, le décor change complètement. Après deux jours de vent fort, de grains et de conditions particulièrement physiques, la rade de Crozon-Morgat offre cette fois un tout autre visage aux concurrents.

 

Le départ sur l’eau se fait sous une pluie battante, dans une ambiance presque irréelle. Le vent est très faible et la visibilité parfois quasi nulle, donnant à cette matinée une atmosphère lourde et humide bien loin des surfs et des rafales des premiers jours. Les équipages quittent le port dans un calme trompeur, chacun sachant pourtant que cette ultime journée peut encore faire évoluer plusieurs classements.

Chez les R1, R2 et L, cependant, le suspense n’existe plus vraiment. HURLE-VENT a déjà fait parler sa vitesse et sa régularité tout au long du championnat. Le proto domine une nouvelle fois les débats lors de cette dernière journée. Sur la dernière course, le bateau coupe malheureusement la ligne de départ prématurément. L’équipage ne s’en aperçoit que tardivement et, le championnat étant déjà acquis, décide finalement de rentrer directement au port plutôt que de revenir se relancer.

Les conditions météo vont d’ailleurs évoluer radicalement par rapport au début de championnat. Le vent ne dépassera jamais les 10 nœuds et tombera même entre 4 et 5 nœuds lors du dernier bord de spi avant la réduction du parcours. Une météo qui redistribue davantage les cartes dans les séries de production, où les écarts de vitesse deviennent beaucoup plus faibles.

En R1 et R2, les jeux sont donc faits. HURLE-VENT s’offre logiquement le titre après un championnat extrêmement solide, tandis que Briska vient chercher une très belle deuxième place finale après sa montée en puissance progressive au fil des manches.

Dans les séries A et B, en revanche, plusieurs positions restent encore à jouer. Si les trois premières places semblent quasiment verrouillées avant cette ultime journée, la bataille pour la quatrième place promet d’être intense entre GO FAST et IZNOGOUD.

L’Express 600, ultra dominateur dans la brise lors des premiers jours, voit cette fois son avantage diminuer dans le petit temps. Le bateau continue malgré tout d’impressionner en remportant les deux premières courses du jour, lorsqu’il reste encore un peu d’air sur le plan d’eau. Mais dès que le vent mollit franchement, la hiérarchie devient beaucoup plus ouverte.

La dernière course est remportée par NEREID, toujours extrêmement régulier et performant tout au long du championnat. Mais la belle surprise de cette journée vient du petit Maraudeur K D’EAU barré par Kénaël, qui réalise une superbe fin de championnat. Le bateau remporte l’avant-dernière course avant de terminer deuxième de la dernière manche, une performance remarquable qui lui permet de remonter sensiblement au classement général.

Dans la bataille très disputée entre GO FAST et IZNOGOUD, c’est finalement le NEPTUNE IZNOGOUD qui prend l’avantage lors de cette dernière journée et sécurise sa position au classement final grâce à une meilleure régularité dans le petit temps.

Le championnat s’achève ensuite à École Navale lors de la remise des prix, dans une ambiance à la fois détendue et heureuse après quatre jours particulièrement riches sur l’eau.

Sans réelle surprise au vu des performances observées tout au long de la semaine, les deux micros protos dominent le classement R1-R2et L avec Hurlevent en tête devant BRISKA. Dans les séries A et B, NEREID vient décrocher une superbe deuxième place finale tandis qu’IZNOGOUD termine au pied du podium après un championnat très solide et régulier.

Et comme souvent au GPEN, cette belle aventure se conclut autour d’un dernier moment convivial, cette fois avec un bon couscous partagé à la cantine de l’école navale. L’occasion pour tous les équipages, bénévoles et organisateurs de revenir une dernière fois sur les moments forts de cette édition particulièrement sportive.

 

Un immense merci à tous les bénévoles, au club de Crozon-Morgat ainsi qu’à toute l’organisation du Grand Prix de l'École Navale pour la qualité de l’accueil, de la logistique et de l’organisation tout au long de ce championnat de France. Malgré des conditions parfois très dures, cette édition restera comme un très grand cru, aussi intense sur l’eau que chaleureux à terre.


Melting Pob's     -  ACAL    9 et 10 mai 2026

 

 

Et toujours deux NEPTUNES sur le podium !

 

 

 

 

C’est reparti pour un tour, après un Championnat de ligue Grand Est avec une météo optimale, nous voici de retour à Plobsheim avec au programme une météo plus capricieuse. Soleil et vent faible prévu le samedi, pétole et moins de soleil voire orage en fin de journée le dimanche.

Pour cette Melting, on aura choisi Piment Rouge, ce qui implique aussi une inversion des rôles. Quelques équipages « exotiques", on retrouvera ainsi Oliv sur MicroClown avec son fils, Duduche sur LauralannII accompagné de Rachel, Pierre quand lui sera sur Vagheera avec Michmich etc… Un petit débrief avant la course du jour, la melting c’est un peu la régate a part chez nous, 1 départ, 1 parcours et on est parti pour 3heures… course 1 le samedi, course 2 le dimanche.

 

Pas de stress chez nous, piment est à l’eau, prêt à temps, on file sur l’eau, dernière mise au point, première régate de la saison avec le Proto, l’objectif du jour sera d’être devant les autres R1, un Surprise et un Fun.

La procédure est lancée dans des conditions très molles, ne pas trop s’éloigner de la ligne, si ca tombe t’es off direct, on se place, on a un l’œil sur la petite risée qui rentre et qui va forcément perturber un peu la ligne, ça ne rate pas, la ligne se décale naturellement vers le viseur, ce qui nous laisse un boulevard au comité, Oliv juste derrière nous nous emboite le pas. On est parti, les copains filent, nous suivons passablement, première en tant qu’équipière pour Steph sur Piment, elle cherche les bouts, zut c’est quelle couleur pour faire ceci, cela… de mon côté je cherche à avoir la bonne assiette sur le bateau, ce sera là le combat de la journée, entre des positionnements hasardeux sur le bateau, tantôt on le fait décoller, tantôt on le plante, pas de panique, pour l’heure le Surprise n’est pas trop loin et le Fun est contenu, les 2 nous doivent du temps.

Sur le premier bord de Spi, on se rend compte que ce n’est vraiment pas là qu’on est dans la difficulté, position, réglage nous fond revenir petit a petit sur les R1. Les bords de près plus compliqué, on ne trouvera pas la bonne formule de la journée, le vent très faible n’étant pas pour nous un avantage face à 2 énormes génois pour le Surprise et le Fun, ils sauront nous prendre du temps au fur et a mesure de la course, le Fun allant même jusqu’à fausser compagnie au Surprise sur un bord de près sans la moindre erreur. La dernière heure sera un peu meilleure pour nous, un vent un peu plus favorable nous permettra de refaire un peu de notre retard, mais cela ne suffira pas, nous finirons à 12 secondes derrière le Fun de Marco/Sophie et nico qui finiront 1er R1.

Plein de bonnes intentions pour nous refaire dimanche, Eole quant à lui décidera que le classement ne bougerait pas, pas de course ce dimanche, faute de vent.

Nous finirons 9ème au général, une position assez logique tant nous avons peiné a trouver les bons repères sur l’eau le samedi 😊 Superbe victoire d’Oliv et son fils sur MicroClown qui auront ouvert la route du début jusqu’à la fin.

Félicitations à tous.

 

Christophe Almassy


Championnat de Ligue grand Est      Madine    2 - 3 mai

 

 

 

 

Un podium entièrement NEPTUNE

 

 

 

 

 

 

Un rendez-vous a ne pas manquer dans le Grand Est, on se déplace entre copains, 5 habitables (4 Neptunes et le Jod24) sont de la partie. Organisation millimétrée de notre côté, le convoi avec 3 Neptunes et 2 Europes fera route ensemble, j’adore cet esprit de groupe. Tout le monde à l’heure ou presque, départ prévu à 9h30, on arrive a partir avant 10h… du coup on arrive assez tôt à la Madine, objectif de la journée, mettre les bateaux à l’eau et réussir à faire quelques ronds sur le lac 😊.

 

Objectif réussit, on se retrouvera tous sur l’eau, Ben avec son Jod et Pierre avec le 4ème Neptune nous rejoindrons assez vite… tout ça avant une soirée plus que mémorable. Arnaud et Marco au four, oui oui, soirée barbeuc / pizza au programme. On ne recule vraiment devant aucun sacrifice pour s’amuser.

La journée du vendredi nous permet d’avoir un samedi matin super calme, on a tous le temps d’émerger, de prendre un petit déj, de jouer aux cartes pour certains.

Ça y est c’est l’heure, un petit debrief avant d’entrer sur scène. Les conditions météo sont vraiment bien, un peu d’appréhension pour Steph qui préfère un poil moins de vent. Mais tout va bien, on part sur l’eau, la première course est lancée, on décide de partir viseur, après tout pour la première de la journée autant être un peu joueur. Au programme, une bouée de dégagement (Verte) et le parcours n°2… Rien de bloquant. Un départ qu’on va dire moyen de notre côté, on se bagarre pour remonter à la bouée de dégagement, devant ça sent la poudre, sur la descente à la 2… Bizarrement, un concurrent ne va pas jusqu’à la 2, avec Steph on se dit, on ne va pas le suivre celui la aujourd’hui. Oliv très en forme avec Arnaud enquille la 2, ils sont vraiment bien… et là ça se complique un peu pour tout le monde, on va vers la 1… une bouée jaune, mais bizarrement il y en a 2 en face de nous… laquelle pour le rond Alpha et laquelle pour le rond Bravo, bon la 1 c’est la fixe, la même que l’an dernier on ne va pas chipoter. Après la 1, direction la X… Bouée tout au fond, pas de problème apparent, sauf qu’il y a la bouée du rond Bravo sur la route… Le premier qui a raté la 2 au départ, coupe à la bouée du rond Bravo et file vers la ligne d’arrivée, Mouais faut vraiment pas le suivre lui, nous comme Oliv on file vers la X qu’on enroule pour filer vers la ligne d’arrivée. Oliv revient vite vers nous pour nous demander combien on fait la bouée X…. Pas de stress on est 4 à avoir passé la X, derrière nous ils couperont tous également, pas de problème on posera récla au retour à terre… De toute façon le bateau arrivée a bien dû noter les bateaux qui ne sont pas monté jusqu’à la X. Ne sachant pas vraiment comment réclamer autrement. On se note les numéros des 4 bateaux, dont le nôtre, qui ont fait le parcours.

Le comité de course, quant à lui a bien dû remarquer/ entendre que quelque chose n’allait pas d’une part, et d’autre part le président de course en homme averti a bien vite pris conscience que les parcours des ronds Alpha et Bravo qui se croisent ce n’est juste pas possible… A qui la faute, on s’en fou, Le président lance un appel au coureur afin d’expliquer le parcours, nous partirons maintenant toujours vers la bouée de dégagement verte puis sur le parcours 1 (la 1 qui sera entouré de Noire afin de ne pas la confondre avec la jaune du rond Bravo, la X qui a été déplacé pour ne pas cohabiter avec le parcours du rond Alpha, la 2 puis arrivée).

 

Une deuxième course qui marquera une grosse bagarre sur le dernier bord vers l’arrivée, ou Oliv venant de très loin nous passera devant pour quelques centimètres 😊.

Une 3eme et dernière course pour cette journée avec cette fois un départ aux petits oignons pour nous, ça arrive, on se retrouve à la lutte avec Pierre à la bouée de dégagement, marquant un peu le pas nous finirons un peu moins bien.

 

Retour à terre, Oliv fait sa réclam, j’en fait de même, y pas de raison, si le parcours n’est pas respecté… Récla non recevable car nous n’avons pas alerté les bateaux n’ayant pas fait le parcours de nos intentions … bon clairement sur les nerfs, je me dis devant ce joyeux bordel, on sort Stelu de l’eau et on se barre… si chacun choisit son parcours après tout autant qu’on choisisse le retour à la maison. On va déjà se faire le resto qui est prévu… au pire je sors Stélu demain matin.

Dimanche matin, La nuit et surtout les copains portent conseil… Steph me demande : « Bon on fait quoi ? » … On va aller sur l’eau, après je ne sais pas. Annonce du Comité de course, débrief coureur du rond Alpha à 9h15. Le président de course du rond rentre tout de suite dans le vif, un parcours clair, plus de doute possible, Bouée de dégagement verte, la 2 fixe (comme hier et aucun doute possible), en lieu et place de la 1(une bouée blanche siglée) puis arrivé. Le comité va tout faire pour lancer 4 courses pour éliminer la course la plus défavorable… Je repose la question pour la course 1, je me fais clairement renvoyer dans les cordes, bon après coup je me dis que le comité de course était tout autant agacé de la tournure des évènements de la veille que bon nombre de coureurs. On file sur l’eau, tout est prêt, le sifflet de gilet de sauvetage est également remplacé par un vrai pouet 😊... L’orange est envoyé on essaye d’oublier la veille. Pas un regard vers le bateau comité, sauf pour pas lui rentrer dedans. Le pavillon SNM (Société Nautique de Madine qui accueille l’évènement), c’est pour nous, chrono lancé, on s’accorde sur le P, ca y est, on oublie tout, on est dans la course, Départ lancé, on est pas trop mal, on se défend comme on peut, quelques petites approximations qui coutent chers, mais visiblement l’agacement de la vieille donne place a de la concentration, où sont les copains, comment on est, le bateau, l’angle… nous finirons 5 ème à la lutte jusqu’à l’arrivée avec un Class7 et jojo sur l’Espadon qui cette fois finiront devant nous.

Cette première course donne en tout cas l’impression que le comité de course a reprit les choses en main, et c’est tant mieux. Là ça ressemble quand même beaucoup plus à ce qu’on a l’habitude de voir à domicile quand JM ou JPG sont aux manettes… on peut enfin s’amuser.

Course 2 : Zero souci au départ, bizarrement Steph a compris le truc, on est encore une fois pas mal au départ, juste au vent de Pierre, Steph un peu anxieuse, il est où Pierre je ne le vois pas, on se cale juste derrière son tableau arrière, mais voila on se rend compte qu’on est au vent, et qu’en même temps on va un poil plus vite, donc on dégage, on vérifie qu’il y a la place et on vire. S’en suit une vraie bataille avec Pierre qu’il remportera avec de moins en moins d’avance que d’habitude. Au coude à coude avec Oliv sur Micro-clown et L’espadon, cette bataille a 3 continuera sur toute la course, nous finirons 2ème avec une avance pas très confortable. Le match est lancé.

Course 3 : Encore un départ de bonne facture.

 

On prend assez vite l’avantage sur Oliv et Jojo pour passer devant eux à la verte, le bord de spi va nous donner le meilleur moment de la régate de notre côté. Une bataille à 4, Oliv revient sur un jojo au vent et nous revenons tous les 3 sur un ben avec son Jod 24… tous les copains de l'ACAL (sauf Pierre qui a mis le turbo) on va se retrouver à la 2. Nous la passerons en tête, le bord vers la blanche sera une lutte sans merci, on s’accroche comme on peut, la remontée vers l’arrivée au vent, juste géniale (bravo le comité pour ce parcours), tactique comme on aime, au grès des adonnantes/ refus, nous faisons notre chemin pour finir encore une fois second derrière Pierre. A ce moment-là on se rend compte qu’on a peut-être un coup à jouer, restons concentré.

Course 4 : Bon c’est la der, les IC indiquent max 4, déjà on va finir tôt, on va pouvoir sortir les bateaux et ne pas rentrer trop tard. Procédure habituelle a bord de Stelu, concentré, on s’accorde, Steph toujours un peu anxieuse quand on se rapproche des bateaux, et sur la ligne de départ c’est quand même compliqué sauf à partir 3minutes derrière mais ce n’est pas l’idée. Bon départ, on est bien positionné, Pierre file, ou sont Oliv et Jojo nos adversaires direct mais aussi Eric sur son first18, parce que d’une part il mani son micro avec brio et en plus au rating on lui doit quand même du temps. On file à la Verte, on envoie le Spi et on regarde derrière, c’est bon les écarts se creusent un peu avec Oliv et Jojo, mais bon le First leur colle clairement au safran… bon, on va essayer de faire de notre mieux et on verra à l’arrivée. Jusqu’à la blanche ça passe on voit que les écarts ne se résorbent pas, toujours ce First à tenir à distance. Sur la remontée vers la ligne, on retrouve le bon tempo, on s’emmêle les pinceaux sur un virement, on se ressaisit aussi vite qu’on s’est emmêlé et on relance Stelu vers la ligne, un dernier bord, Steph commence à y croire, on file vers la seconde place au réel pour la 3ème fois ce matin, position que nous ne lâcherons plus, ça y est, retour à terre.

Et la une dernière surprise nous attend, Oliv et moi sommes à nouveau convoqué par le comité de course… Bon ça y est on va prendre cher mais on ne sait pas encore pourquoi. Go, cette fois on a le droit d’être tous les 2 ensemble dans la mesure ou la récla qu’on a faite porte sur le même problème. Le jury nous explique qu’il a de nouveaux éléments sur la course 1 et qu’il a décidé de rouvrir l’instruction en allant vers l’annulation de la course 1, de notre côté c’est la meilleure décision sportivement parlant. Tant pis pour ceux comme nous qui ont fait le parcours, mais au moins c’est réglo pour tout le monde.

Nous finirons sur le podium, talonné de près par Eric avec le même nombre de point que lui mais au bénéfice de la dernière course à notre avantage, je pense que ça a dû se jouer à quelques secondes. Pierre/Brubu 1er remportent le prix de Champion du Grand Est, suivi par Oliv/Arnaud à 1 point devant nous, La course de samedi où ils nous remontent à quelques centimètres sur la ligne a donc toute son importance. Franchement un très beau second. Jojo 5ème très content de son résultat, ce n’était au final que son 5ème jour de nav sur l’Espadon. Ben quand a lui finira devant le Class 7 dans un duel de haute volée entre les R1.

En conclusion : Des conditions de vent parfaites, un comité de course qui aura su réagir face a une première journée comme il peut en arriver, et sur ce point je pense que ce n’est pas simple pour un comité de corriger aussi vite et avec brio pour qu’au final ce week-end devienne une réussite. Un comportement des coureurs toujours aussi agréable, le plaisir de se trouver/retrouver prévalant toujours. Eric sur son first, aura montré à tout le monde qu’il n’y a pas que les Neptunes qui marchent. Tout le monde repart avec le sourire et c’est bien là, la plus importante des choses.

Christophe ALMASSY

 

 


Championnat national MICRO       ANCRE     1  -  3 mai

 

 

Deux NETUNE sur le podium du championnat national MICRO

 

 

Sous un soleil généreux et sur les eaux paisibles de l’Erdre, le Championnat National Micro 2026 a donné le ton dès cette première journée : sportif, imprévisible… et résolument convivial.

 

Dès le briefing du matin, le décor est planté : crème solaire indispensable, mais côté vent, il faudra faire preuve de patience. Capricieuse, la brise joue à cache-cache avec les nerfs des équipages. Pourtant, fidèle à sa réputation, le comité de course ne lâche rien et parvient à lancer deux manches dans ce petit temps technique où chaque risée compte.

Et là… coup de théâtre. Ou plutôt double coup de maître.

Un nouveau venu attire tous les regards sur le plan d’eau : un prototype construit artisanalement par Rémi, tout de bois verni, aussi élégant qu’audacieux. Mais au-delà de l’esthétique, c’est la performance qui impressionne. Baptisé MICRO MACHINE, le bateau survole littéralement les débats. Réglages millimétrés, trajectoires propres, vitesse constante : il s’impose sans contestation sur les deux manches du jour, intouchable dans ces conditions légères.

Derrière, la bataille fait rage pour rester dans son sillage. Les autres prototypes tentent de répondre au défi. TOUPIDEK se montre particulièrement solide, enchaînant deux belles places de deuxième, tandis que PANGOLIN alterne avec une manche accrochée et une autre plus compliquée.

Mais il ne faudrait pas oublier la flotte des NEPTUNE (8 bateaux), bien décidée à ne pas jouer les figurants. IZNOGOUD et GWADA V s’accrochent avec détermination, livrant une opposition sérieuse et terminant à des places de 4 et 2 pour le premier et 5 et 4 pour GWADA des positions très honorables sur ces deux premières courses.

Sur l’eau, la compétition est bien réelle. Mais à terre, c’est un tout autre tempo qui s’installe.

Le soir venu, place à la tradition : une auberge espagnole improvisée entre concurrents, où les récits de navigation se mêlent aux éclats de rire. Et comme souvent, le clou du spectacle vient du club de Mantes, avec leur désormais légendaire punch, qui rassemble les équipages dans une ambiance chaleureuse et fraternelle.

 

Une première journée à l’image de la classe Micro : engagée sur l’eau, mais toujours portée par cet esprit de partage qui fait toute sa richesse. La suite promet d’être tout aussi palpitante.

Pour cette deuxième journée, le décor change subtilement… mais l’intensité monte clairement d’un cran.

Le vent, un peu plus installé, offre enfin de quoi faire glisser les Micros comme ils aiment. Sur l’Erdre, le cadre est toujours aussi somptueux : châteaux en toile de fond, lumière changeante… une vraie carte postale pour ceux qui peuvent lever le nez. Car pour d’autres, pas question de flâner : les réglages demandent une attention constante, et chaque variation de pression impose d’être sur le qui-vive.

Le départ est donné dans un vent de 5 à 6 nœuds, avec un premier bord de dégagement, avant d’envoyer les spis pour une longue descente vers Sucé-sur-Erdre. Et là, Consternation, le mât de MICRO MACHINE casse !
Une heure de navigation portante, stratégique et engagée, où les écarts restent contenus… jusqu’au moment où tout bascule.

À hauteur de Sport Nautique de l’Ouest, le ciel rappelle qu’on navigue dans un système orageux. Une rafale brutale s’abat sur la flotte. Là, plus de place pour l’hésitation : certains affalent en urgence, d’autres partent à la faute et se couchent — sans gravité heureusement, mais avec une bonne montée d’adrénaline. Ceux qui tiennent bon sous spi dans cette claque de vent creusent immédiatement l’écart.

La course se découpe alors nettement. À l’avant, six bateaux s’échappent et livrent une bataille intense, faite de placements millimétrés et de relances musclées. PANGOLIN et TOUPIDEK croisent le fer en tête, mais derrière, la riposte s’organise : IZNOGOUD, SOMIUM et GWADA montent en puissance et termine et terminent fort.

 

Et cette fois, le verdict est sans appel… du moins en temps compensé. Si les protos conservent leur avantage en temps réel, ce sont les NEPTUNE qui frappent fort au classement : IZNOGOUD et GWADA s’emparent des deux premières places, devant SOMNIUM, auteur d’une très belle manche qui termine à la cinquième place.

Arrivés plus tôt que prévu à Sucé-sur-Erdre, le comité de course tente d’enchaîner avec un retour en mode régate vers le Club nautique de l’Ancre. Mais le vent, devenu instable et capricieux, complique sérieusement la donne. Oscillant, irrégulier, il menace l’équité sportive de la manche.

Lucide, le comité préfère ne pas forcer le jeu : la flotte est renvoyée au club sans classement pour cette tentative, dans l’attente de conditions plus fiables.

 

De retour sur le bassin du Club nautique de l’Ancre, le ton change radicalement. Le système orageux est désormais bien installé, et le plan d’eau de l’Erdre se transforme en véritable terrain de jeu… exigeant.

Les nuages défilent, les rafales claquent de plus en plus fort, et les équipages doivent composer avec des conditions nerveuses, parfois à la limite. Sur l’eau, ça chauffe dès les départs : lignes tendues, engagements serrés, et plusieurs rappels généraux. Pour calmer les ardeurs, le comité n’hésite pas à hisser le pavillon U, rappelant à tous que la moindre précipitation peut coûter cher.

Dans ce contexte musclé, les protos continuent d’imposer leur rythme en temps réel. PANGOLIN et KUMPELKA mènent la danse, mais un invité surprise vient bousculer la hiérarchie : IL FURIOSO, côté NEPTUNE, réalise une manche remarquable. Troisième sur l’eau, il se hisse à la deuxième place au temps compensé, devançant même des protos en temps réel comme ACOUPHON et TOUPIDEK.

Le vent monte encore d’un cran pour la manche suivante… et rebat les cartes. Cette fois, KUMPELKA prend sa revanche et passe devant PANGOLIN, suivi de ACOUPHON Derrière, un autre NEPTUNE s’invite dans le match, GALOPIN signant une belle quatrième place en temps réel, synonyme de deuxième au compensé. La flotte est plus que jamais mélangée : puissance des protos d’un côté, régularité et maîtrise des Neptune de l’autre.

Mais c’est la dernière course qui va marquer les esprits.

Avec des rafales flirtant avec les 20 à 22 nœuds, la navigation devient franchement engagée. Les spis sont à la limite, les trajectoires tendues, et les figures de style — parfois involontaires — se multiplient. PANGOLIN reste solide en tête, devant ACOUPHIN, tandis que IL FURIOSO confirme sa grande forme en s’accrochant à nouveau aux avant-postes et en prenant la deuxième place au compensé.

Le vent, lui, ne pardonne rien. Une manœuvre mal négociée et c’est l’incident : SOMNIUM et GALOPIN se percutent. Résultat, un trou dans la coque SOMNIUM, et un bateau quasi couché pour l’autre, qui peine à repartir. Une opportunité dont profite IZNOGOUD, qui s’infiltre juste avant la ligne — lui-même passé tout près de la correctionnelle lors d’un affalage de spi sous grosse rafale.

Ces situations limites ne sont pas isolées. Partout sur le plan d’eau, les équipages composent avec des claques brutales et imprévisibles. La décision du comité tombe alors comme une évidence : pas de manche supplémentaire. D’autant qu’à la bouée au vent, des rafales à 25 nœuds sont relevées — une intensité qui, sur un plan d’eau aussi resserré que l’Erdre, commence à devenir sérieusement engagée.

Rideau sur cette journée intense, spectaculaire et exigeante.

 

Mais comme toujours en Micro, la tension retombe vite une fois à terre. Les équipages se retrouvent à La Chapelle-sur-Erdre pour le repas des concurrents. L’occasion de refaire les manches, de rire des galères du jour… et de célébrer ensemble cette belle dose d’aventure partagée.

Quelle dernière journée… tendue, engagée, et profondément humaine.

D’abord, un fait marquant avant même le premier départ : le retour de MICRO MACHINE. Après les galères de la veille, l’équipage n’a rien lâché. Réparation de fortune, mât manchonné avec les moyens du bord… et les voilà de retour sur l’eau. Plus qu’un simple comeback, c’est une démonstration de détermination, d’ingéniosité et d’esprit Micro. Un grand coup de chapeau à tout l’équipage.

Au matin, tout reste ouvert. Trois, voire quatre bateaux peuvent encore prétendre au titre de champion national. Autant dire que chaque manche va compter double. Mais le comité doit d’abord composer avec un vent capricieux, mal orienté, rendant la mise en place du parcours délicate sur l’Erdre. Après quelques ajustements, la 7ᵉ course est lancée.

Et elle est à l’image de l’enjeu : nerveuse.

Dans ces conditions instables, c’est TOUPIDEK qui tire le mieux son épingle du jeu. Solide, lucide, il s’impose en temps réel. Juste derrière, le Neptune GALOPIN crée la surprise en s’intercalant devant plusieurs protos, notamment PANGOLIN, Micro Machines et KUMPELKA. Une manche clé… où les favoris trébuchent : IL FURIOSO et IZNOGOUD terminent plus loin, 9ᵉ et 10ᵉ. Tout est relancé, et même GALOPIN peut encore y croire.

La dernière manche du championnat va se jouer sous haute tension.

Après un rappel général, la présidente du comité de course sort le pavillon noir. Message clair : tolérance zéro. Les nerfs sont à vif, les départs millimétrés, et chacun sait que le titre se joue ici.

Le vent reste léger, piégeux. La bouée au vent se mérite. Dans ce contexte, ACOUPHON réussit à faire la différence et s’échappe. Derrière, les protos reprennent la main : PANGOLIN, KUMPELKA, MICRO MACHINE se battent pour les places d’honneur. Mais au cœur de cette mêlée, IZNOGOUD réalise une manche décisive en s’intercalant juste devant TOUPIDEK.

Et c’est là que tout bascule.

Au terme de ce championnat haletant, la victoire se joue à… un point. Une seule unité d’écart après des jours de bagarre sur l’eau.

 

IZNOGOUD est sacré champion national Micro 2026, pour un petit point devant Pangolin. Une victoire construite sur la régularité, la ténacité et une capacité à répondre présent dans les moments clés.

Derrière les résultats, il y a aussi ce qui fait l’âme de cette classe.

Un immense merci au Club nautique de l’Ancre pour son accueil irréprochable : organisation fluide, mise à l’eau efficace, sorties de bateaux parfaitement orchestrées au tracteur, et cette équipe de bénévoles toujours souriante — que ce soit sur l’eau ou derrière le bar.

Merci également à la présidente du comité de course et au président du jury pour leur gestion juste et engagée tout au long de l’épreuve, malgré des conditions parfois complexes.

 

Un championnat intense, indécis jusqu’au bout, où performance rime avec passion… et où l’on reviendra, sans hésiter.


Coupe des présidents     ACAL   -  26 avril

 

 

 

5 NEPTUNE aux cinq premières places

 

 

 

 

 

 

Dernier round avant le championnat de ligue, et retour du duel local ACAL – AOG, toujours aussi sportif que convivial. Sur les pontons, l’ambiance est fidèle à elle-même : détendue mais concentrée, chacun se prépare en gardant un œil sur l’horloge. Avec 14 habitables au départ, la mobilisation confirme la bonne dynamique de la base.

Matinée compliquée
Après un départ retardé pour cause de vent très faible, une première course est finalement lancée. Dans ces conditions techniques, la moindre erreur se paie cash. De notre côté, un mauvais départ et quelques fautes classiques nous relèguent à la 5e place sur un parcours écourté. Une entrée en matière frustrante, conclue par un retour à terre pour remise à plat.

Reprise plus engagée
À 14h, retour sur l’eau avec un vent un peu plus établi. La deuxième course démarre sur un rythme plus soutenu, avec quelques échanges musclés sur la ligne. Malgré un départ encore perfectible et un manque de fluidité inhabituel à bord, nous restons dans le match. Le dernier bord sous spi donne lieu à un duel serré avec Oliv. Un choix tactique payant nous permet de décrocher la 2e place, juste devant YOUPI et derrière un Pierre impérial, qui enchaîne les victoires.

Dernière manche décisive
La troisième course est lancée dans l’optique de faire sauter la plus mauvaise manche. Le départ est correct sans être brillant, et les sensations restent mitigées. Un beau moment de régate avec VAGURRA illustre parfaitement l’esprit du jour : compétition et camaraderie mêlées. Malgré tout, nous ne parvenons pas à accrocher le podium.

Bilan de la journée
Nous terminons au pied du podium, derrière un classement logique : RILAX sauve sa 2e place, MICRO CLOWN complète le trio de tête. Une journée en demi-teinte pour nous, marquée par des départs à améliorer et un manque de régularité, mais toujours avec le plaisir d’être en régate… et de partager ça entre copains.

Christophe ALMASSY


Trophée Brétéché     SNO     26 avril

 

 

 

 

 

2 NEPTUNE sur le podium à Nantes

 

 

 

Pour des raisons de coût de déplacement — l’augmentation du prix du carburant pesant dans la balance — nous avons fait le choix avec mon équipier de ne pas mettre à l’eau ni gréer le bateau le samedi. Une décision raisonnable, avec près de 130 km aller-retour économisés, mais qui nous a contraints à une organisation plus dense le dimanche matin.

Arrivés tôt sur site, nous avons retrouvé le plan d’eau plongé dans un brouillard épais, réduisant fortement la visibilité. À cela s’ajoutait un élément encore plus pénalisant : l’absence totale de vent. Le bateau étant resté en configuration de transport sur sa remorque, il a fallu mâter, gréer, puis hisser les voiles avant même de penser à naviguer.

Nous étions trois Neptune engagés ce jour-là ; LETS’GO, GWADA V et IZNOGOUD. La progression vers le SNO à 2 miles nautique de la s’est faite dans des conditions très laborieuses, à une vitesse quasi nulle. Le manque de vent a d’ailleurs eu raison de l’un des trois équipages, LETS’GO a préféré déclarer forfait avant même le début des courses.

Arrivés au comité de course, dirigé par Nicole (comité) et Nicolas (mouillage et organisation), l’attente s’est prolongée face à des conditions toujours aussi faibles. Ce n’est que vers 11h qu’un léger souffle a permis d’envisager un parcours : un triangle simple, à effectuer une fois.

Le départ est donné dans ce vent minimal. Nous réalisons un excellent départ, au coude à coude avec GWADA V et MOUSTQUE (le proto de Jean). La lutte s’intensifie dès la première bouée au vent. Les conditions sont extrêmes : notre vitesse maximale de la journée atteindra à peine 1,9 nœud.

À cette première marque, un J22 mène, suivi de MOUSTIQUE. Tous deux envoient immédiatement le spi. De notre côté, choix stratégique différent : nous décidons de rester sous voilure classique, estimant le spi peu rentable dans ces conditions. Décision payante : à la seconde bouée, nous avons déjà repris et dépassé les deux bateaux sous spi.

Dans le dernier bord de près, nous contrôlons la flotte et parvenons à nous imposer en temps réel, devant le J22 et GWADA V, qui effectue une belle remontée en dépassant Moustique.

Après une pause déjeuner au club, l’observation du plan d’eau reste incertaine : le vent oscille, monte, retombe, disparaît… puis revient faiblement. Le comité décide néanmoins de relancer une course, après environ une heure d’attente, optant pour un parcours côtier le long de l’Erdre afin d’éviter un tracé trop aléatoire.

Cette seconde course ne sera pas plus ventée. Dès le départ, le MicroSail PECO se porte aux avant-postes. Il y restera un long moment avant de tomber dans un piège de vent. En temps réel, MOUSTIQUE s’impose, suivi du J22, tandis que nous terminons juste derrière. GWADA V, fidèle à lui-même, reste dans le match malgré les conditions piégeuses mais ne peut faire mieux que cinquième !


Bilan

Au classement final, les deux NEPTUNE occupent les premières et troisième places du podium26, récompensant une navigation propre et des choix tactiques adaptés à ce vent très faible.

 

Un grand merci au comité de course, qui a su maintenir deux manches cohérentes malgré des conditions particulièrement instables et peu favorables.


L'ALSACIENNE    ACAL    -  11 - 12 avril 2026

 

 

 

Un JOUET devant deux NEPTUNE

 

 

 

 

 

Le déplacement pour la Coupe l’Alsacienne à Plobsheim, près de Strasbourg, prévue les 12 et 13 avril 2026, représente un véritable défi logistique. Avec près de 1150 kilomètres à parcourir pour s’y rendre, la question du coût du transport, notamment celui du gasoil, devient centrale.

Face à cette contrainte, une nouvelle organisation s’impose. Plutôt que d’emprunter l’autoroute, le choix s’oriente vers un trajet sans péage, combiné au covoiturage. Cette solution permet, au final, de réduire significativement les frais par rapport aux déplacements précédents, même si elle implique un temps de trajet plus long.

Cette organisation a également été facilitée par le week-end précédent, durant lequel Martial avait gardé IZNOGOUD chez lui. Cela m’avait permis de rentrer de Paris sans le bateau, allégeant déjà une partie du déplacement. Cette fois-ci, je fais donc le trajet vers l’Alsace sans bateau, avec pour objectif de remonter récupérer l’équipage et le matériel près de Mante la Jolie.

En effet, le voyage s’étale désormais sur deux jours pour l’aller et deux jours pour le retour. Trajet proposant aussi de Blablacar. Une halte est prévue en cours de route chez mon fils, permettant de couper le trajet. Je poursuivrai ensuite la route pour récupérer Martial et Marie à proximité de leur domicile, avant de rejoindre ensemble Strasbourg.

Cette organisation marque une nouvelle manière d’aborder les déplacements sur les régates importantes : plus économique, plus collaborative, mais aussi plus exigeante en termes de temps et de planification.

 

Une fois Martial et Marie récupérés, le trajet prend une tournure inattendue. Une véritable énigme s’installe à bord. Martial, intrigué et quelque peu perplexe, s’interroge : comment un tangon de spi peut-il être réglable sans hale-bas de spi ? La question le travaille, le taraude même, et va l’accompagner pendant une bonne partie du voyage. Les hypothèses fusent, les regards se croisent… mais le mystère reste entier. À suivre.

À notre arrivée sur place, l’accueil est, comme toujours, exceptionnel. Les Alsaciens savent recevoir, et cela se confirme une fois de plus. L’organisation est parfaitement huilée, presque aux petits oignons. La traditionnelle auberge espagnole prend une tournure un peu différente cette année, avec un club particulièrement généreux qui nous offre un dîner remarquable : tartes flambées à volonté, accompagnées notamment d’un excellent reblochon apporté par l’équipage d’Annecy. Une entrée en matière conviviale et chaleureuse.

Pour la nuit, nous bénéficions d’une solution aussi pratique que confortable : le camion prêté par Christophe. Un véritable “quatre étoiles” improvisé qui permet à Marie et Martial de passer des nuits dans d’excellentes conditions.

Le lendemain, après le gréement des bateaux et leur mise à l’eau, tout est prêt pour le début des courses. Le briefing annonce un premier départ à 14h30. Mais c’est sans compter sur Éole, resté désespérément discret. Le plan d’eau reste figé, et malgré l’attente, aucun départ ne peut être donné jusqu’à 16h30.

Le comité tente néanmoins une sortie à 17h30, profitant de quelques frémissements prometteurs. Une décision courageuse, mais malheureusement vaine : le vent ne s’installe pas. La journée se termine donc sans course, frustration partagée mais compréhension générale.

Côté technique, cette journée aura tout de même été riche pour Martial. Il a pu observer le fonctionnement du tangon et constater que les réglages, notamment les positions de tir pour les barbers de spi, sont bien pensés et efficaces. Le système de tangon automatique de IZNOGOUD semble finalement le convaincre.

Marie, de son côté, fait une belle découverte avec le Velocitek. L’outil suscite immédiatement son enthousiasme, et elle apprécie particulièrement les informations qu’il apporte à la navigation.

Le soir venu, le club remet le couvert, et de quelle manière ! Un repas copieux et savoureux nous attend : un Bekeuf aux trois viandes, plat typique alsacien, salade, puis une omelette norvégienne en dessert. Un dîner aussi généreux que délicieux, qui vient parfaire cette journée malgré l’absence de navigation.

 

Comme souvent, la soirée se prolonge pour certains autour de quelques verres supplémentaires. Mais de notre côté, la sagesse l’emporte : une régate est prévue le lendemain, et l’espoir d’avoir enfin du vent reste bien présent.

Pour le lendemain, tout peut finalement se résumer en une formule simple :

 

" JOUET ET GAGNE. "

 

Le plateau est relevé avec 21 bateaux au départ, dont trois équipages allemands ayant fait le déplacement, sans oublier nos amis d’Annecy avec SPEEDY GONZALES, et bien sûr IZNOGOUD le Baulois. Les conditions, elles, restent fidèles à la veille : un vent très léger, ne dépassant pas les cinq nœuds tout au long de la journée.

Dans ce petit temps, la hiérarchie se dessine rapidement. Un Jouët 5.50 du CYV Moselle, OUPS THILMONT Denis et MANN Vincent, impose une domination sans partage en s’adjugeant les quatre courses courues. Une performance nette, construite à la fois sur une bonne lecture du plan d’eau et un rating particulièrement favorable dans ces conditions.

De son côté, IZNOGOUD réalise une excellente journée sur l’eau, avec trois victoires sur quatre en temps réel. Malheureusement, cela ne suffit pas à compenser l’effet du rating, qui empêche de concrétiser ces performances au classement général.

 

Derrière, la régularité paye. LAURALANN 2, le local de l’étape de l’ACAL, s’offre une belle troisième place au général grâce à une série solide, avec notamment trois manches terminées à la troisième place.

À noter également la très belle prestation du Jumper allemand de l’équipage de Dortmund, SCHENK Sophia, MICHAL Sven et HAMMER Stephan, qui signe une superbe victoire en temps réel lors de la troisième manche, venant perturber ponctuellement la domination des leaders.

Malgré l’absence totale de vent lors de la première journée, le président du comité de course a su tirer le meilleur parti de cette seconde journée aux conditions très légères. Quatre manches ont pu être validées, disputées de manière régulière, sans coup de Trafalgar ni situation litigieuse. Une gestion exemplaire du plan d’eau dans des conditions pourtant délicates, qui mérite d’être saluée.

La remise des prix s’est déroulée rapidement, afin de permettre aux équipages venus de loin — notamment d’Annecy ou d’Allemagne — de reprendre la route dans de bonnes conditions. Le podium final voit donc OUPS s’imposer, suivi de IZNOGOUD, puis de LAURALANN 2, confirmant la hiérarchie observée sur l’eau.

Le président de Go Neptune Patrick en a profité pour remettre le challenge de la troisième place Go Neptune 2025, ajoutant une touche supplémentaire à cette cérémonie conviviale à LAURALANN 2. Le Jumper allemand, malgré une très belle performance ponctuelle, échoue au pied du podium avec une quatrième place méritoire.

De notre côté, plutôt que de reprendre immédiatement la route, M. ayant posé son lundi matin, nous décidons de prolonger un peu le plaisir. Direction Strasbourg pour une parenthèse touristique bien méritée : découverte de la magnifique Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et balade dans les superbes ruelles de la ville. Le tout ponctué par un restaurant à la hauteur du week-end : généreux et savoureux.

 

Avant de repartir, un grand merci s’impose à l’ensemble des bénévoles pour leur accueil et leur engagement. Mention particulière au président du comité de course, ainsi qu’à Marie-Pierre, véritable cheville ouvrière du club, sans qui cet événement n’aurait pas eu la même saveur, et bien sûr à tous les bénévoles.

 

 

 

 

 

Compte rendu fait par un allemand

 

 

 

 

Compte rendu – Régate “L’Alsacienne”

Introduction

 

Comme le dit le proverbe, « avril fait ce qu’il veut » — et cette édition de la régate n’a pas fait exception. Entre conditions météorologiques contrastées et organisation ambitieuse, le week-end a offert un mélange de défis sportifs et de moments conviviaux.

Organisation et participation

L’invitation du club avait été lancée de longue date, mais la coordination des calendriers entre régates locales, nationales et internationales reste toujours un défi. Le comité directeur a toutefois décidé de relever ce défi pour lancer la saison.

Au total, 21 bateaux ont pris le départ, dont :

  • 2 équipages de Hochheim/Main
  • 1 équipage de Dortmund
  • 10 bateaux du club local ACAL
  • 8 bateaux extérieurs

Cette participation témoigne du dynamisme du club de Plobsheim et de son engagement dans la voile de compétition.

Les équipages allemands ont été chaleureusement accueillis, et la réunion des barreurs a été traduite avec attention, facilitant les échanges.

Le plan d’eau

Le bassin de Plobsheim, situé au sud de Strasbourg, est un vaste lac artificiel d’environ 2 km de large sur 10 km de long, réputé pour les sports nautiques (voile, planche à voile, wingfoil).

Parcours

La régate s’est déroulée sur le parcours n°3 (drapeau rouge/blanc/bleu) :

  • Départ, bouée 1, bouée 2, porte à la bouée 3, bouée 1, buée 2, bouée 4 et arrivée.

Un parcours apprécié pour sa simplicité, évitant toute confusion pour les équipages invités.

Conditions météorologiques

Les prévisions annonçaient un week-end mouvementé, mais la réalité fut bien différente :

  • Samedi : 24°C, vent faible du sud (~4 nœuds)
  • Dimanche : 9°C, vent du nord (~11 nœuds)

Le vent fort attendu n’est jamais vraiment arrivé.

Déroulement des courses

Samedi : une journée sans vent

Les tentatives de départ ont été compliquées :

  • Premier départ à 15h : abandonné
  • Deuxième tentative à 17h : également annulée

L’absence de vent a fortement perturbé les courses. À titre d’exemple, un bateau a mis 50 minutes pour parcourir 2 km.

Malgré cela, les temps d’attente ont été agréables, animés notamment par les démonstrations spectaculaires d’un pratiquant de waterfoil.

Ambiance et convivialité

  • Repas du soir sous tente, apprécié par tous (avec options végétariennes)
  • Distribution originale de paniers-repas sur l’eau le dimanche

Ces attentions ont contribué à une ambiance chaleureuse et conviviale.

 

Dimanche : reprise des manches

Malgré un temps froid et pluvieux, quatre manches ont pu être disputées dans un vent faible (~2 Beaufort).

À noter :

  • Un faux départ collectif a nécessité un nouveau départ
  • Certaines positions prometteuses ont été perdues lors de ces relances

Résultats

  • 1er : Jouet 550 QR – Denis Thilmont
  • Bonnes performances des Neptune 550
  • 4e place : GER 77 Sophia Schenk (Jumper 550 )
  • 13e place : GER 22 Rubin  – Volker Strehlow (Microgem)
  • 15e place : GER 33 Sussman Daniel (Proto)

Conclusion

La régate s’est déroulée dans un esprit sportif et fair-play, malgré les conditions parfois frustrantes.

Les traditionnels échanges animés sur la ligne de départ faisaient bien sûr partie du spectacle, tout comme le claquement des voiles.

Enfin, cet événement renforce la volonté de développer les échanges entre clubs français et allemands dans les années à venir.


 

Signé : Klaus Wellmann


LUTETIA CUP  AS Mantaise  -  4 - 6 avril 2026

 

 

 

 

4 NEPTUNE aux quatre premières places !

 

 

Une entrée en matière festive et engagée

 

Dès notre arrivée, vendredi soir à 19h30 sur le site de Moisson-Lavacourt, le ton était donné : la régate de la Lutetia ne serait pas seulement une compétition, mais une véritable fête de la voile.

À peine descendus des voitures, nous sommes immédiatement happés par l’accueil exceptionnel de l’équipe de l’AS Mantaise. Sourires, chaleur humaine… et surtout leur incontournable punch maison, servi sans attendre. Une tradition qui, disons-le franchement, mérite sa réputation. Ce moment convivial marquait aussi une occasion spéciale : l’anniversaire de Mathias du président du club, célébré dans une ambiance aussi simple que chaleureuse.

Très vite, la salle s’anime autour de la désormais célèbre auberge espagnole, devenue un rituel incontournable du circuit. Chacun y va de sa contribution, tandis que le club complète généreusement avec apéritifs et bières. Les discussions fusent, les retrouvailles s’enchaînent, et les échanges entre concurrents donnent le ton d’un week-end placé sous le signe du partage et de la passion commune. Une soirée parfaitement réussie, où la compétition semble encore loin… mais déjà présente dans tous les esprits. 

Le lendemain matin, place aux choses sérieuses. Le plan d’eau s’éveille doucement sous l’agitation des équipages. C’est le ballet bien connu des jours de régate : mâtage, grutage pour certains, mise à l’eau pour d’autres, réglages minutieux des voiles… Chaque geste compte pour être prêt au moment décisif. Une préparation appliquée, presque rituelle, sous l’œil attentif du président du comité de course, dont il faut souligner dès à présent la qualité irréprochable du travail de Paule Marie tout au long de l’épreuve.

À 14h, la flotte rejoint la zone de départ. Difficile, en tant que coureur, de livrer une lecture exhaustive de l’ensemble du plan d’eau pour en faire un compte rendu complet — l’attention restant naturellement focalisée sur mon propre bateau — mais un constat s’impose immédiatement : la participation est au rendez-vous, avec 24 bateaux engagés.

La flotte 24 bateaux est largement dominée par les Micros, avec une belle présence de Neptune — pas moins de sept unités — suivis des Corsair (qui, pour certains, restent définitivement dans la famille des Micros !). On retrouve également des Flyers, un Proto et un Jouët, composant un ensemble hétérogène mais particulièrement dynamique.

Les conditions de cette première journée offrent un terrain de jeu aussi exigeant qu’intéressant : un vent soutenu mais extrêmement irrégulier, oscillant entre 5 et 8 nœuds dans les molles, et jusqu’à 15-18 nœuds dans les rafales, avec des bascules de direction pouvant dépasser les 20 degrés. De quoi mettre à l’épreuve la lecture du plan d’eau et la réactivité des équipages.

 

Sur la première manche, nous réussissons un excellent départ, franchissant la ligne bâbord amure avec une avance confortable sur les tribords, et surtout sans jamais se mettre en danger. Une situation idéale qui, combinée à un bateau performant, simplifie considérablement la suite : en tête de flotte, les choix tactiques deviennent plus lisibles, les trajectoires plus fluides… et les décisions souvent payantes.

Derrière, la bagarre fait rage. Un autre Neptune, SPEEDY GONZALES, se montre particulièrement solide et s’empare de la deuxième place. TOUPIDEK, juste derrière nous sur l’eau, ne parvient cependant pas à sauver son rating face à plusieurs concurrents, preuve que rien n’est jamais acquis dans une flotte aussi dense.

La hiérarchie se précise dès les premières manches, mais la flotte réserve déjà quelques surprises. À la troisième place de cette première course, LIEVRE DE MARS, le Corsair, vient rappeler que les outsiders ont leur mot à dire et qu’il faudra compter avec eux tout au long du week-end.

La deuxième manche confirme immédiatement la tendance : des conditions toujours aussi instables, avec un vent irrégulier, parfois soutenu à la limite du contrôlable. Par moments, les rafales sont si violentes que les grandes voiles faseyent brutalement, obligeant les équipages à des ajustements constants. Il faut être réactif, lucide, et surtout ne rien lâcher.

 

En tête de flotte, la bataille devient intense. MICRO ONDE et IZNOGOUD se livrent un duel sans merci, naviguant au coude à coude, chaque virement, chaque risée pouvant faire basculer le classement. Dans cette confrontation, ALISA joue les arbitres, venant troubler le jeu et redistribuer les cartes dans cette lutte à trois particulièrement engagée.

La troisième course voit IZNOGOUD reprendre l’ascendant, s’imposant devant SPEEDY GONZALES et le Flyer SOMNIUM, confirmant la montée en puissance de certains équipages capables de tirer leur épingle du jeu dans ces conditions piégeuses.

Pendant ce temps, un peu en retrait mais tout aussi spectaculaire, une autre bataille fait rage : celle des Corsair. LIEVRE DE MARS, PRIZDAIR et MORLO s’affrontent bord à bord dans une lutte acharnée. Les écarts sont minimes, les trajectoires millimétrées… un vrai régal à observer, tant l’engagement est total entre ces trois bateaux.

La quatrième manche vient encore rebattre les cartes. MICRO ONDE s’impose cette fois, devant SPEEDY GONZALES et SOMNIUM, dans une course où la régularité commence à peser lourd dans le classement général.

Et puis, il y a ces moments qui font aussi le sel de la régate… IZNOGOUD, solide jusque-là, va vivre une mésaventure aussi inattendue que mémorable. Alors que le parcours prévoit deux tours, une confusion s’installe à bord au passage de la première marque.

« Oh Patrick, c’est l’arrivée, c’est l’arrivée ! »

Ni une ni deux, le génois est affalé, l’équipage relâche la pression… et savoure presque l’effort accompli. Un peu de fatigue, sans doute, après des manches déjà bien engagées. Sauf que non. La course continue.

Le bateau se retrouve alors… à l’arrêt, au milieu du plan d’eau, pendant que le reste de la flotte poursuit sa route.

Une erreur aussi rare qu’humaine, qui rappelle que même les plus concentrés peuvent se laisser piéger. Avec humour, le constat tombe : il va falloir réviser la numérotation. Peut-être un petit passage par la maternelle au retour — avec un professeur à domicile tout trouvé — pour être sûr de compter correctement jusqu’à deux… voire dix !

Résultat : cette manche ne sera pas terminée, laissant filer de précieux points.

Mais dans une régate comme la Lutetia, rien n’est jamais joué…

 

Après une journée aussi intense sur l’eau, le retour à terre marque un changement de rythme… mais certainement pas une baisse d’intensité. Car le samedi soir, à la Lutetia, c’est une véritable institution : la grande fête.

Et une fois encore, le club a vu les choses en grand. Très grand. Dès l’apéritif, les visages se détendent, les anecdotes de la journée fusent, (Qui sait compter jusqu’à 2 ?) et le désormais incontournable — que l’on peut sans hésiter rebaptiser le « punch de l’ASM » — coule à flots. Toujours aussi généreux, toujours aussi savoureux, il accompagne à merveille les amuse-gueules partagés dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Mais le moment fort de la soirée arrive avec le repas. Et quel repas ! Deux immenses poêlées trônent fièrement, diffusant des parfums irrésistibles : au menu, un rougail saucisse tout simplement exceptionnel. Un plat préparé avec soin, gourmand, authentique… et surtout unanimement salué par l’ensemble des participants.

La suite est à la hauteur : des plateaux de fromages dignes d’un restaurant viennent prolonger le plaisir, avant de conclure sur une farandole de gâteaux qui achèvent de combler les appétits les plus solides.

Ce qui rend cette soirée encore plus remarquable, c’est que tout — absolument tout — a été préparé par les membres du club eux-mêmes. Pas de traiteur cette année, mais une implication totale des bénévoles, dont il faut saluer ici le travail et la générosité. Un immense bravo à eux : ils ont largement contribué à faire de cette soirée un moment fort du week-end.

Et comme souvent dans ce genre d’événement, certains ne sont pas pressés de voir la nuit s’achever. Les discussions se prolongent, les rires résonnent encore… autour d’un dernier verre. Ou plutôt de quelques verres supplémentaires.

Car il faut bien évoquer, pour les connaisseurs, le fameux rhum arrangé dont Matthias a le secret. Oui, le secret. Une spécialité qui, à elle seule, suffit à faire durer la soirée bien au-delà du raisonnable… pour le plus grand plaisir de tous.

Une parenthèse hors du temps, où la compétition laisse place à la camaraderie, avant de replonger, dès le lendemain, dans le rythme soutenu de la régate.

 

Dimanche : entre rebondissements et derniers efforts

Après une nuit plus ou moins réparatrice selon les équipages — courte pour certains, franchement fraîche pour d’autres ayant dormi dans leur véhicule avec des températures descendant jusqu’à 3°C — tout le monde se retrouve à 10h30, prêt à repartir au combat pour cette deuxième journée de régate.

Et dès le départ, le ton est donné.

Les premières secondes sont tendues : un Corsair, un peu débordé par les événements, vient s’abattre de manière désordonnée dans notre zone. Un rappel est lancé… difficile à identifier sur l’instant. Le doute s’installe à bord. Par précaution, nous décidons de revenir sous la ligne pour repartir proprement. Une manœuvre coûteuse : nous mettrons un temps considérable à nous relancer, pour finalement franchir la ligne… bons derniers.

Devant, en revanche, le spectacle est limpide. MICRO ONDE s’échappe littéralement, imposant son rythme dès les premiers bords. Derrière, SPEEDY GONZALES et ALISA s’installent dans le match, fidèles à leur régularité depuis le début du week-end. SOMNIUM, très à l’aise dans ces conditions, pointe également aux avant-postes dès le premier près.

Depuis l’arrière de la flotte, la lecture de course change complètement. Le regard s’élargit, les opportunités apparaissent autrement. On observe, on analyse… et on capitalise sur les erreurs des autres. Progressivement, IZNOGOUD entame une belle remontée, grappillant place après place pour finalement revenir à hauteur des premiers et terminer derrière MICRO ONDE et SPEEDY GONZALES. Une course solide, construite avec patience et lucidité.

Mais la fatigue commence à se faire sentir. Les automatismes sont là, mais l’énergie diminue, et l’attention portée à l’ensemble du plan d’eau s’effrite. Difficile, dans ces conditions, d’avoir une vision complète de toutes les batailles en cours pour terminer ce compte rendu.

Ce que l’on retient néanmoins, c’est la très belle fin de journée de IZNOGOUD, qui s’adjuge les trois dernières manches, confirmant une montée en puissance impressionnante. De son côté, TOUPIDEK le seul proto réalise également une performance remarquable avec deux places de deuxième, au terme de courses extrêmement disputées. À tel point que certains écarts ne se jouent à rien : à un moment, seulement dix secondes séparent deux concurrents à l’arrivée… de quoi laisser quelques regrets — et peut-être un peu de frustration du côté de Marie.

Les quatre manches du jour se courent, une fois encore, dans des conditions musclées : vent soutenu, rafales marquées, oscillations permanentes. Un véritable test d’endurance et de lucidité pour tous les équipages.

Après une journée aussi intense sur l’eau, le retour à terre marque un changement de rythme… mais certainement pas une baisse d’intensité. Car le samedi soir, à la Lutetia, c’est une véritable institution : la grande fête.

Et une fois encore, le club a vu les choses en grand. Très grand. Dès l’apéritif, les visages se détendent, les anecdotes de la journée fusent, (Qui sait compter jusqu’à 2 ?) et le désormais incontournable — que l’on peut sans hésiter rebaptiser le « punch de l’ASM » — coule à flots. Toujours aussi généreux, toujours aussi savoureux, il accompagne à merveille les amuse-gueules partagés dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Mais le moment fort de la soirée arrive avec le repas. Et quel repas ! Deux immenses poêlées trônent fièrement, diffusant des parfums irrésistibles : au menu, un rougail saucisse tout simplement exceptionnel. Un plat préparé avec soin, gourmand, authentique… et surtout unanimement salué par l’ensemble des participants.

La suite est à la hauteur : des plateaux de fromages dignes d’un restaurant viennent prolonger le plaisir, avant de conclure sur une farandole de gâteaux qui achèvent de combler les appétits les plus solides.

Ce qui rend cette soirée encore plus remarquable, c’est que tout — absolument tout — a été préparé par les membres du club eux-mêmes. Pas de traiteur cette année, mais une implication totale des bénévoles, dont il faut saluer ici le travail et la générosité. Un immense bravo à eux : ils ont largement contribué à faire de cette soirée un moment fort du week-end.

Et comme souvent dans ce genre d’événement, certains ne sont pas pressés de voir la nuit s’achever. Les discussions se prolongent, les rires résonnent encore… autour d’un dernier verre. Ou plutôt de quelques verres supplémentaires.

Car il faut bien évoquer, pour les connaisseurs, le fameux rhum arrangé dont Matthias a le secret. Oui, le secret. Une spécialité qui, à elle seule, suffit à faire durer la soirée bien au-delà du raisonnable… pour le plus grand plaisir de tous.

Une parenthèse hors du temps, où la compétition laisse place à la camaraderie, avant de replonger, dès le lendemain, dans le rythme soutenu de la régate.

 

 

Derniers instants : patience… puis clap de fin

Le soir venu, l’ambiance reste fidèle à la réputation de la classe Micro : chaleureuse, simple, et profondément conviviale. Le punch — encore lui — est de sortie, et personne ne semble vraiment savoir combien de litres ont été préparés pour le week-end… mais une chose est sûre : il n’en reste pas beaucoup.

La soirée se termine autour d’une nouvelle auberge espagnole, dans la continuité parfaite de l’esprit qui anime cette régate : partage, échanges, et bonne humeur.

Le lendemain matin, pourtant, le décor change complètement.

Pour cette dernière journée, Éole se fait désirer. Le plan d’eau est figé, à peine troublé par une légère brume. L’aperçu est hissé, mais reste désespérément immobile. Les équipages attendent, espèrent, scrutent le moindre frémissement… en vain.

Le temps passe, la brume se lève doucement, mais le vent, lui, ne vient pas.

Finalement, la décision tombe : l’aperçu sur A est envoyé, signal clair et sans appel — les régates sont terminées.

Une fin un peu abrupte, mais qui a le mérite de permettre à chacun de s’organiser, notamment pour ceux ayant de la route à faire. Le matériel est rangé, les bateaux sortis de l’eau, et les remorques reprennent peu à peu la route du retour.

 

 

Une remise des prix à l’image du week-end

Pour clôturer cette belle édition, la remise des prix s’inscrit parfaitement dans la tradition du club : généreuse, conviviale et accessible à tous.

Ici, pas de laissés-pour-compte — chaque équipage est récompensé, dans un esprit fidèle à celui qui a animé toute la régate. Un moment de partage où les performances sont saluées, mais où la participation et l’engagement le sont tout autant.

Ce temps fort est aussi marqué par la remise du Challenge Neptune 2025, attribué aux deux premiers Neptune présents sur cette édition. À ce jeu-là, IL FURIOSO second et IZNOGOUD premier se distinguent, venant récompenser leur régularité et leur implication dans la série.

 

La clôture se fait, comme il se doit, en douceur. Exit le punch et le rhum arrangé : place à des saveurs plus sages, mais tout aussi appréciées après un week-end intense. Le cidre circule, les discussions se prolongent une dernière fois… accompagnées de délicieux cakes faits maison par les membres du club.

Un dernier moment simple et chaleureux, à l’image de tout ce week-end : authentique, généreux, et profondément humain.

 


Une édition mémorable

Cette édition 2026 de la régate de la Lutetia aura tenu toutes ses promesses : du vent, du jeu, des rebondissements… et surtout une ambiance exceptionnelle, à terre comme sur l’eau.

Entre l’intensité des manches, les conditions exigeantes, les performances marquantes de certains équipages, et l’investissement remarquable du club et de ses bénévoles, ce week-end restera sans aucun doute dans les mémoires.

Une chose est sûre : on reviendra.


Trophée ANCRE ERDRE N° 1 - ANCRE     29 mars 2026

 

Les NEPTUNE toujours aux premiers plan

 

 

 

La première régate du Trophée Ancre-Erdre s’est déroulée le 29 mars sur le plan d’eau de l’Erdre, dans des conditions pour le moins… rafraîchissantes.

 

Au petit matin, les équipages découvrent leurs bateaux recouverts d’une fine couche de glace. Les ponts sont glissants, les manœuvres délicates, et il faut s’employer à gratter avant même de pouvoir naviguer sereinement. Malgré ce départ hivernal, le soleil est rapidement au rendez-vous et permet de réchauffer l’atmosphère, même si un vent de nord persistant continue de rappeler que l’hiver n’est pas tout à fait terminé.

La flotte est bien représentée avec 18 bateaux au départ, dont 11 micros (5 MicroSail, 4 Neptune, un proto et un Edel 2), offrant un plateau relevé pour cette première manche du trophée.

La première course se déroule dans un contexte très disputé, avec une ligne de départ dense et des concurrents particulièrement affûtés. Malheureusement, quelques instants après le départ, un muscadet, plus performant au près, nous contraint à virer et à nous replacer dans le trafic, ce qui nous fait perdre immédiatement du terrain sur les bateaux de tête. Devant, le proto Moustique prend rapidement les commandes, suivi de Gwada V et d’un J22. Malgré nos efforts pour rester au contact, l’écart se creuse progressivement. Le passage du goulet, toujours stratégique et délicat, ne permettra pas de rebattre totalement les cartes. Dans un vent oscillant de 5 à 10 nœuds relativement régulier pour le plan d’eau, nœuds. Nous sommes alors continuellement à la bagarre avec le Bélouga Bee Happy. Nous parvenons néanmoins à limiter les dégâts et terminons à une encourageante troisième place en temps compensé, derrière le proto Moustique et Gwada V.

La deuxième manche débute dans de bien meilleures conditions pour nous. Le départ est réussi et nous permet de nous positionner immédiatement dans le groupe de tête. Une lutte intense s’engage alors avec GWADA V, faite de nombreux croisements et de phases d’attaque et de défense. Devant, Moustique et le J22 imposent toujours leur rythme, mais nous restons solidement dans la course. Grâce à une navigation appliquée et régulière, nous parvenons à conserver l’avantage sur Gwada V et terminons cette manche juste devant lui, confirmant notre montée en puissance.

Après une pause conviviale au club, toujours marquée par une excellente ambiance, la troisième et dernière manche est lancée en début d’après-midi. Les conditions évoluent avec un vent devenant plus instable, oscillant entre nord et ouest variant en force de 5 à 15 nœuds et oscillations de 20 à 30°,  rendant la lecture du plan d’eau particulièrement stratégique.

Nous réalisons un très bon départ, juste derrière le proto, et négocions parfaitement le premier bord de près en exploitant notamment une belle adonnante à bâbord à proximité du club. Cela nous permet de revenir au contact direct de Moustique. La descente sous spi se complique cependant lors de l’approche de la bouée sous le vent, à la suite d’une mauvaise coordination dans la manœuvre d’affalage, entraînant une perte de temps et quelques longueurs concédées au proto qui nous passe ainsi.

Le deuxième bord de près s’avère piégeux : nous tombons, comme Moustique, dans une zone de vent faible que les poursuivants qui nous ont vu, parviennent à éviter. À la bouée au vent, toute la flotte est ainsi revenue au contact, rendant la fin de course particulièrement disputée. Peco et Gwada V sont justes à notre tableau arrière !

A la bouée au vent, nous parvenons à conserver une légère avance au moment d’envoyer le spi. Derrière, les concurrents se livrent une bataille serrée mais, en cherchant à défendre leurs positions, ils se retrouvent pénalisés par une zone de dévente près de la rive. Nous en profitons immédiatement pour exploiter chaque risée, recoller rapidement à Moustique et terminer la manche juste derrière lui, ce qui nous permet de remporter cette course en temps compensé.

Au final, cette première régate du trophée constitue une très belle entrée en matière : une participation importante avec 18 bateaux, des conditions météorologiques ensoleillées malgré des températures fraîches, et surtout un excellent état d’esprit sur l’eau comme à terre, avec des concurrents toujours respectueux. Une journée très positive, tant sur le plan sportif que convivial.

 

 Patrick NICOLAS "IZNOGOUD"


La Batilius - CVBM     22 mars 2026

Toujours un NAPTUNE sur la plus haute marche du podium !

 

Enfin, nous pouvons naviguer.

Trois bonnes raisons de ne pas l’avoir fait les week-ends précédents :

  • 1er mars : la Marne se prend pour le Niger — gros débit, épave à la dérive, tentative d’escalade des berges. On ne navigue pas.
  • 8 mars : la Marne a retrouvé son lit, mais Éole est parti. Les berges se reflètent parfaitement dans une eau sans la moindre ride. Un miroir parfait. On ne navigue pas.
  • 15 mars : journée bleue consacrée à l’entretien des bateaux du club, indispensable pour bien entamer la saison. On ponce, on plie, on marque, on teste, on matelote, on rebouche, on perce… mais on ne navigue pas.
  • 22 mars : ça y est, enfin.

Pendant que le CVBM s’exporte en mer — avec Anaïs à Marseille, et Irène, Adrien, Gauthier, Seb et Jean-Jacques à Deauville — huit bateaux s’affrontent sur le bassin de la Pille, sous un beau soleil, avec un petit vent blagueur et prime-sautier, encore une fois.

Cinq manches sont courues, entrecoupées par la pause de midi. La table au soleil compose avec un vent hésitant : nord-est, nord-ouest, ouest, est, sud, nord, sud-est… selon l’endroit et le moment.

Nous découvrons Libellule, le Neptune que Humbert a ramené au club et dont François a pris les commandes. Beaucoup de mises au point, d’investissements et de temps sont à prévoir pour qu’il rivalise avec Folie. Mais cela pourrait bien arriver.

 

Speedy est resté sous le hangar pour se refaire une beauté et reviendra peint en jaune canari et blanc hermine.

Les spis sont de sortie sur FolieLibelluleZacZac et Mamuze : de jolies couleurs et du bruit sur les bateaux.

Troll (le MicroSail de Jean-François), Cumulus (l’Éclair de David), T’as pas vu Mirza (le Maraudeur de Bruce) et Tiar 3 (le Corsaire du club) choisissent la prudence et gardent le génois en ciseaux. C’est tout aussi efficace, mais moins photogénique.

Avec un parcours enchaînant vent arrière, travers, près, puis à nouveau vent arrière, les conditions ne sont pas simples, mais elles offrent un excellent entraînement.

Lors de la dernière manche, une énorme péniche provoque une belle frayeur à la cabine, tant elle semblait proche de Manuze. Vu du bateau, l’impression est moindre : un peu coincée contre la rive, certes, mais menée par un marinier vigilant à vitesse réduite.

Même si, à la fin, c’est souvent Folie, mené par Philippe et Bruno — vice-président et président sur le même bateau — qui s’impose, il est notable de constater que les écarts se resserrent et que la flotte progresse globalement. Chaque bateau est monté au moins une fois sur le podium, sauf Libellule, encore en rodage, mais dont le potentiel ne fait aucun doute.

Depuis la cabine, Sylvie a également noté une nette amélioration des départs : les lignes sont franchies plus rapidement, avec même un rappel individuel observé et quelques situations limites.

Le débriefing et la proclamation des résultats permettent aussi de saluer les performances du CVBM hors du bassin :

  • À Marseille, Anaïs se classe 7e sur 11 en Surprise
  • À Deauville, l’équipage engagé en Coupe de France à la mer termine 7e sur 16
  • Deux belles performances à souligner pour Anaïs et Irène, ainsi que pour Adrien, Jacques, Seb et Gauthier

La saison s’annonce bien.

 

Marc Mamuze


Primavéra - ACAL    22 mars 2026

 

 

 

 

4 NEPTUNE au 4 premières places !

 

 

 

Top départ de la saison : la Primavera est lancée !

 

Soleil au rendez-vous, 16 bateaux sur l’eau dont 11 habitables : la saison démarre fort, et on se rapproche des effectifs de 2025. Bonus non négligeable : des conditions bien plus clémentes que ces dernières années. Parfait pour une reprise… et pour des retrouvailles qui font du bien !

Sur les pontons, ça s’active : gréements, voiles, derniers réglages… certains équipages sont encore en rodage, d’autres ont changé de monture, et quelques absents manquent à l’appel, retenus par les chantiers d’hiver. L’ambiance est là : ça sent la régate.

De notre côté, choix assumé : ce sera le Neptune, malgré nos habitudes récentes sur le proto. Quelques incertitudes… vite balayées une fois sur l’eau.

Course 1
Départ… raté. Classique 😅
Mais on s’accroche dès la première bouée pour rester dans le match. Le spi envoie de bonnes sensations, le près confirme : on est dans le coup. Sur la deuxième descente, on commence même à y croire… et ça paie : 2e place !
Solide, malgré un départ compliqué. Devant, Pierre sur LAURALANN est intouchable.

Course 2
Objectif : confirmer.
Départ propre (oui, ça arrive !). YOUPI met la pression d’entrée — logique après leur belle première manche. Mais au fil des bords, on construit notre avance… proprement, sans la lâcher.
Résultat : encore solide. Mais Pierre est toujours loin devant.

 

Course 3 – La bagarre !
Clairement la plus intense.
Départ au coude à coude avec le Surprise et le Jod24 de Ben. Ça se marque, ça se répond à chaque bouée, ça joue serré du début à la fin.
Les équipages sont à bloc — nous aussi.
C’est exactement pour ça qu’on est là : du combat, du jeu, et du plaisir entre copains.

Course 4
Le meilleur départ de la journée. Enfin !
On reste dans le rythme, au contact, encore une fois face à YOUPI. L’objectif est clair : confirmer la régularité.
Mission accomplie avec… une 4e place de 2e sur la journée.

Bilan
Réguliers, solides, et clairement dans le match malgré des départs parfois compliqués. De très bonnes sensations pour lancer la saison !

Retour à terre, débrief autour du traditionnel pot d’après-régate — toujours aussi important que les manches elles-mêmes 😉

📅 Prochaine étape : Plobsheim, les 11 et 12 avril, pour l’Alsacienne (Micro & Osiris).
Les inscriptions sont encore ouvertes… venez jouer avec nous !

Christophe ALMASSY


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1 rue Bernard Palissy

44600 Saint NAZAIRE

 

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Création du site le 26 septembre 2022